Thich Nhat Hanh : La Terre est ma demeure (autobiographie) et Prendre soin de l’Enfant Intérieur


Parentalité, Spiritualité / samedi, septembre 8th, 2018

Lorsque l’on parle d’éducation, il est bon de se réconcilier avec soi-même… Récemment, j’ai appris la notion d’enfant intérieur et sur ma route se sont posés ces ouvrages de Thich Nhat Hanh.

J’ai la fâcheuse habitude de vouloir connaître la vie d’un auteur avant de plonger dans son travail.

Me voici donc aujourd’hui, prête à te parler de ce maître bouddhiste réputé par le biais de son auto-biographie et d’un de ces livres : Prendre soin de l’Enfant Intérieur.

Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste - La Fille des Saisons

Thich Nhat Hanh, qui est-il ?

Maître bouddhiste vietnamien, Thich Nhat Hanh est une figure majeure de la spiritualité mondiale. Il vit en France depuis 1972, où il a fondé le « Village des pruniers« , une communauté où il anime des séminaires.

« … Vous avez l’impression de ne pas avoir suffisamment confiance en vous ? De manquer parfois de recul face aux épreuves du quotidien ? Et si certaines de vos blessures d’enfant vous empêchaient de vous construire sereinement ? Thich Nhat Hanh nous aide grâce à des exercices de respiration, de concentration et de méditation à apaiser la colère, la peur, la tristesse qui hantent encore nos vies d’adulte, et à les transformer en une force de réconciliation et de compassion. »

Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste - La Fille des Saisons

La Terre est ma demeure, son autobiographie :

Au travers diverses anecdotes récoltées en sa mémoire de manière chronologique, Thich Nhat Hanh nous partage sa vie, sa vision du monde, de la méditation et son apprentissage au fil du temps.

Ne voulant, au départ ne lire que quelques pages accompagnée de ma tisane du soir, je me suis vue absorbée durant plusieurs heures et j’en ai dévoré plusieurs centaines.

La lecture n’est pas lourde et les anecdotes sont titrées. Il est alors facile de s’y retrouver et de lire, petit à petit.

On apprend l’exil de cet homme, qui est malgré lui devenu apatride durant plus de 40 ans et sa découverte de la pleine conscience qui l’a amenée à se sentir chez lui, en tout lieu, en tout temps…

Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste - La Fille des Saisons

Quelques enseignements sont disposés ici et là, comme de petites fenêtres sur sa spiritualité qui peut être partagée par les bouddhistes mais aussi les laïcs, les athées  les chrétiens, les païens (comme moi) ou toutes autres croyances, pour peu que tu saches prendre un certain recul.

« Quiconque est paisible  aimant et compréhensif peut être appelé Bouddha. Il y a eut de nombreux bouddhas par le passé, il y a des bouddhas dans le moment présent et il y aura de nombreux bouddhas à l’avenir. « Bouddha » n’est pas le nom d’une personne en particulier ; le terme « bouddha » n’est qu’un nom commun qui désigne une personne ayant un haut degré de paix, de compréhension et de compassion. Nous sommes tous capables de porter ce nom ! »

Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste - La Fille des Saisons

Prendre soin de l’Enfant Intérieur, pour faire la paix avec soi-même :

J’ai longuement ignoré la notion d’enfant intérieur. C’est, il y a quelques mois, grâce à Filliozat dans son ouvrage « Il n’y a pas de parents parfaits » que j’en ai fait la connaissance.

Il était certain suite à cela que je plongerais dans la lecture du livre de Thich Nhat Hanh, lequel s’ouvre comme suit :

« En chacun de nous se trouve un enfant qui souffre. Nous avons tous connu des périodes difficiles et beaucoup d’entre nous ont été fortement perturbés durant l’enfance. Et pour nous protéger de toute cette souffrance, la seule solution que nous ayons trouvée a été d’oublier ces épisodes douloureux. Chaque fois que la douleur se réveille, cette sensation nous est si insupportable que nous refoulons nos sentiments et nos souvenirs au plus profond de notre inconscient. A tel point que nous pouvons passer des années et des années à négliger cet enfant blessé. »

Plus qu’un simple ouvrage de développement personnel, ce livre est une porte ouverte sur notre histoire, notre « moi » profond. Car l’enfant blessé que nous étions est encore là aujourd’hui et nous l’ignorons…

Thich Nhat Hanh revendique la pleine conscience et aide, page à après page, le lecteur à prendre soin et tendre la main à l’enfant qu’il a été.

Plusieurs techniques s’offre à nous :

  • Écouter notre enfant intérieur
  • Parler avec lui
  • Lui tendre la main et se réconcilier
  • Partager avec lui

Tout cela plusieurs fois par jour, en prenant le temps de faire comme une pause dans notre vie.

Avec le temps, les échanges et l’écoute, la compassion et la compréhension (re)viendront. Pour soi mais aussi envers les autres.

Mes impressions :

J’ai voulu en apprendre plus sur la personne dont j’allais partager une part de la philosophie (ne fusse que quelques instants)

J’aime prendre du recul sur mes lectures et lis un peu toutes sortes d’écrivains. Sans tabous ou à priori. Lire l’auto-biographie de Thich Nhat Hanh était donc obligatoire à mes yeux.

L’expérience :

Plus tard, j’ai pris le temps de m’exercer et de parler à mon enfant intérieur qui a été blessé à de nombreuses reprises… Mon enfance n’a pas été des plus joyeuses et en me centrant sur le passé, j’ai fais la paix avec ma culpabilité.

Les choses qui me sont arrivées ne sont pas de ma faute. L’enfant que j’ai été aurait voulu plus de réactions chaleureuses et des gestes tendres.

J’ai parlé de tout cela avec mon enfant intérieur et… je l’ai pris dans mes bras, comme pour le consoler, en visualisant la scène. Ce fut comme une méditation,un retour aux sources, dans le but de guérir quelques blessures.

L’auteur possède une vision de la vie intéressante qu’il est judicieux d’apprendre par le biais de son auto-biographie. Un livre fluide, qui se lit sous formes de nouvelles et anecdotes sans que l’on se perdent.

Travailler avec mon enfant intérieur est libérateur sur quelques tableaux. Le livre de Thich Nhat Hanh est simple mais contre toute attentes, il est très puissant en même temps.

Il m’a fait prendre conscience du passé et de quelques phrases et gestes que j’adresse aux autres, qui ne sont pas toujours bienveillants aujourd’hui. Malgré moi.

Et même avec tout ça, il m’a fait déculpabiliser mais aussi progresser en tant qu’humaine et en tant que maman. Je ne peux exprimer que de la gratitude suivant le fait de l’avoir trouvée sur mon chemin (et remercier les Éditions Pocket) 

J’ai appris une grande leçon aux travers de ces livres :

On peut éduquer en toute bienveillance mais il est aussi bon d’y associer la conscience. Éduquer pour élever ses enfants… Consciemment.

Ce serait une sorte d’éducation consciente ET bienveillante, si je puis dire… 😉

Les petites informations de dernières minutes :

Connais-tu ce moine bouddhiste ?

*CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT, CECI N’ALTÈRE EN RIEN MON RESSENTI ET MA SINCÉRITÉ.
JE N’AI PAS ÉTÉ RÉMUNÉRÉ POUR CETTE RÉDACTION. MON AVIS ET MES PROPOS N’ENGAGENT QUE MOI

Maman suisse d’une petite fille, j’anime ce blog entre deux infusions ou randonnées en montagne. Je rédige autour de la beauté au naturel, la parentalité positive et le maternage proximal mais aussi sur des sujets coups de coeur, le lifestyle et la spiritualité. 🌼 Mes proches me surnomment Heidi mais, je ne vois absolument pas pourquoi ! 🤔

On me retrouve aussi sur WebForKids.ch et LesNaturalistas.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *